Déséquilibre hormonal : signes, causes et solutions naturelles
- Caroline

- 20 mai 2024
- 4 min de lecture
Comme évoqué dans un précédent article (ici !), les œstrogènes influencent positivement de nombreuses fonctions de l’organisme. À condition qu’ils soient présents en quantité adéquate ! En effet, si les œstrogènes sont en excès ou en déficit, un déséquilibre hormonal s’installe et de nombreux maux peuvent apparaître : des cycles irréguliers, trop longs ou trop courts, des règles abondantes et douloureuses ou trop peu présentes, de l’irritabilité, des troubles de la fertilité…

Déséquilibre hormonal : les signes d’hypoœstrogénie (manque d’œstrogènes)
Le déficit en œstrogènes peut entraîner une ovulation de mauvaise qualité (dysovulation) ou une absence d’ovulation (anovulation).
On pourra alors observer :
📌Un cycle long (+ de 35 jours) ou absent (aménorrhée).
📌Des règles courtes (moins de 3 jours) et peu abondantes.
📌Une faible libido.
📌Des bouffées de chaleur ou sueurs nocturnes.
📌Un manque de motivation, d’envies, de projet et une tendance dépressive.
📌Une peau sèche, déshydratée et l’apparition de rides et ridules.
📌Une sécheresse vaginale associée à des irritations/brûlures, à des infections récurrentes (mycose, vaginose…).
📌Des troubles de la fertilité, avec un mucus cervical peu ou pas présent.
📌Une femme très menue, avec des courbes peu généreuses (mais ce n’est pas systématique, une femme de poids normal ou en surpoids peut aussi présenter une hypoœstrogénie !).
📌De la fatigue, des difficultés de concentration.
📌Etc.

Déséquilibre hormonal : les signes d’hyperœstrogénie (excès d’œstrogènes)
La dominance en œstrogènes peut avoir 2 origines, elle peut être liée :
À une trop grande quantité d’œstrogènes ; c’est l’hyperœstrogénie vraie.
Ou à un manque de progestérone, sans excès d’œstrogènes ; c’est l’hyperœstrogénie relative. Les œstrogènes ne sont pas forcément très élevés, mais ils sont quand même excessifs par rapport à la progestérone.
En cas d’hyperœstrogénie, on pourra observer :
📌Des règles abondantes et/ou douloureuses.
📌De l’irritabilité.
📌Des migraines, des maux de tête.
📌Des tensions mammaires, une poitrine douloureuse, voire gonflée.
📌De la rétention d’eau, des jambes lourdes.
📌Des fibromes, des kystes ovariens.
📌Des troubles de la fertilité.
Mais aussi :
📌Une prise de poids.
📌Un syndrome prémenstruel (SPM), de l’endométriose.
📌De la fatigue.
📌Une baisse de la libido.
📌Des troubles digestifs ou du transit.
📌Des troubles cutanées avec notamment une peau grasse, de l’acné.
📌Etc.

Déséquilibre hormonal : que faire ?
L'objectif est toujours d'identifier les causes du déséquilibre pour agir à la racine — pas seulement soulager les symptômes. Voici les leviers sur lesquels la naturopathie et la micronutrition peuvent réellement aider.
Soutenir le foie, organe clé de l'équilibre hormonal
C'est souvent le maillon oublié. Le foie est responsable de l'élimination des œstrogènes usagés via des processus de détoxification (glucuroconjugaison, sulfatation) : s'il est surchargé, ces œstrogènes peuvent recirculer dans le sang et contribuer à un excès relatif. Pour soutenir cette fonction hépatique : limiter l'alcool — qui inhibe directement la détoxification hépatique des œstrogènes —, réduire les aliments ultra-transformés et les toxines environnementales, et favoriser les aliments hépatoprotecteurs comme le radis noir, l'artichaut ou le curcuma.
Adapter son alimentation
Certains aliments agissent directement sur le métabolisme des œstrogènes :
Les crucifères (brocoli, chou, chou de Bruxelles, roquette) contiennent de l'indole-3-carbinol (I3C), qui oriente le métabolisme des œstrogènes vers des formes moins actives. À consommer régulièrement, idéalement légèrement cuits.
Les fibres (légumineuses, graines de lin, céréales complètes) facilitent l'élimination intestinale des œstrogènes et limitent leur réabsorption via le cycle entérohépatique. Les graines de lin sont particulièrement intéressantes : elles contiennent des lignanes aux propriétés modulatrices sur les récepteurs aux œstrogènes.
Limiter les sucres rapides et l'alcool : tous deux perturbent le métabolisme hépatique des œstrogènes et favorisent l'inflammation.
La phytothérapie
Certaines plantes ont des effets documentés sur l'équilibre hormonal :
Le gattilier (Vitex agnus-castus) agit principalement sur l'axe dopaminergique en régulant la prolactine, ce qui peut indirectement soutenir l'équilibre œstrogènes/progestérone et favoriser l'ovulation. Il est particulièrement indiqué en cas d'hyperœstrogénie relative (insuffisance en progestérone).
⚠️ Contre-indiqué sous contraception hormonale et dans certains contextes médicaux — à utiliser uniquement sur conseil d'un professionnel de santé.
Le trèfle rouge contient des isoflavones (phytoœstrogènes) qui se fixent faiblement sur les récepteurs aux œstrogènes et peuvent avoir un effet modulateur. Il est davantage indiqué en cas d'hypoœstrogénie. À adapter selon le profil hormonal individuel.
⚠️ Ces plantes ne s'improvisent pas : leur utilisation dépend de votre profil hormonal précis et de vos antécédents. Un accompagnement personnalisé est indispensable.
La micronutrition ciblée
Certains micronutriments jouent un rôle dans l'équilibre hormonal :
La vitamine B6 joue un rôle cofacteur dans l'équilibre hormonal et a montré dans plusieurs méta-analyses une réduction des symptômes du syndrome prémenstruel (irritabilité, rétention d'eau, tension mammaire).
Le magnésium réduit les symptômes du SPM — effet documenté dans plusieurs essais cliniques — et soutient la détoxification hépatique.
Le zinc est impliqué dans la maturation folliculaire et la stéroïdogenèse, avec des données cliniques soutenant son intérêt dans les troubles ovulatoires.
Le DIM (diindolylméthane, métabolite actif de l'I3C issu des crucifères) pourrait orienter le métabolisme des œstrogènes vers des formes moins actives.
Gérer le stress chronique
Le stress chronique élève durablement le cortisol, qui détourne les précurseurs hormonaux communs (notamment la prégnénolone) au détriment de la progestérone — ce qui peut aggraver un déséquilibre œstrogènes/progestérone. Sommeil de qualité, activité physique régulière (sans excès), et techniques de gestion du stress (cohérence cardiaque, méditation) font partie intégrante d'un protocole hormonal.
Vous reconnaissez-vous dans certains de ces signes ? Si vous souhaitez comprendre votre profil hormonal et mettre en place un protocole personnalisé, je peux vous accompagner en consultation à Herblay (95), à Paris (17e) ou en téléconsultation partout en France.



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